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 Compte rendu de la transvésubienne 2010

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x-serval
Motolitise
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MessageSujet: Re: Compte rendu de la transvésubienne 2010   Lun 31 Mai 2010 - 9:13


_________________
"Tout le monde savait que c'était impossible.Un imbécile est arrivé, qui ne le savait pas. Et il l'a fait...."

Les hémorragies cérébrales sont moins fréquentes chez les joueurs de football. Les cerveaux aussi... (P. Desproges)
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wwwfabien
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MessageSujet: Re: Compte rendu de la transvésubienne 2010   Lun 31 Mai 2010 - 11:03

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MessageSujet: Re: Compte rendu de la transvésubienne 2010   Lun 31 Mai 2010 - 11:04

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MessageSujet: Re: Compte rendu de la transvésubienne 2010   Lun 31 Mai 2010 - 11:04

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MessageSujet: Re: Compte rendu de la transvésubienne 2010   Lun 31 Mai 2010 - 22:11

Mon petit CR :

Me présenter au départ de cette édition était finalement un petit défi pour moi. Tout d'abord moi aussi je n'ai pas les capacités pour m'aligner sans entrainement. J'ai besoin de rouler un peu avant. Et puis histoire de compliquer un peu les choses (y'a pas de saveur quand c'est trop simple...) j'ai contracté en septembre dernier la grippe A alors que j'avais choppé la coqueluche. De complication en complication j'ai été arrêté 6 semaines et je suis toujours suivi par un pneumologue. Je n'ai repris le sport que fin décembre et je n'étais pas beau à voir...

Enfin la semaine dernière un de mes élèves est décédé dans un accident de moto. Cette histoire m'a beaucoup affecté et j'étais tellement "vidé" mentalement que j'ai, un temps, envisagé de me débiner. Je n'avais absolument pas la tête à la TransV.

Mais ne voilà finalement au départ à 6h45 en seconde vague, le ventre ballonné par le stress qui monte et ce foutu déjeuner pris trop tard et qui a du mal à passer !

Ce petit détail a son importance car une fois le départ lancé, ces ballonnements se transformèrent en nausées et j'étais rapidement mal et sans forces... Bien sur je ne pouvais pas avaler cette boisson de l'effort sans risque de vomir et j'en avais 3 litres sur le dos Laughing

Là commença un long calvaire car je n'avais pas pu m'extraire pour passer en haut dans les premiers de ma vague, j'étais donc englué dans les bouchons à perdre un temps fou et j'étais malade comme un chien !! Malgré tout je pris mon mal en patience pensant bien que ça allait passer.

Décidant de respecter mon plan initial je ne m'arrêtais pas au ravito 1. J'ai donc atteint la Madone d'Utelle et le ravito 2 sans avoir bu ni manger. Là, la boisson de l'effort jetée j'ai du supplier la connasse de service pour avoir le droit de mettre 1 litre dans le camel .Soit-disant qu'il y avait un point d'eau au pont de Cros...
A ce moment de la journée seuls les quartiers d'orange sanguine pouvaient passer. Je me suis donc forcé à en manger un peu. Par la suite les nausées se calmèrent tout doucement et les forces revenaient. Je me suis donc mis à rattraper du monde et ça c'est bon pour le moral !

Au sujet de cette histoire d'eau j'ai eu beaucoup de chance. Je me suis d'abord fait avoir par cette histoire de rationnement à la Madone pour me rendre compte aussi qu'il n'y avait rien au pont de Cros... Je me suis donc retrouvé à sec très rapidement. J'étais furieux car je me voyais déjà abandonné à cause de ça !! En plus j'étais passé à 12h48 à la première porte horaire ce qui était déjà un peu limite.
Et là le miracle se produisit ! Arrivé à la déchetterie, je vis arriver vers moi un gamin qui courait avec 2 bouteilles d'eau pleines !!!! :love1:
Il venait tout simplement à la rencontre des vttistes déshydratés pour leur proposer un peu d'eau. Il remplit mon sac à flotte et m'indiqua où on pouvait trouver de l'eau à la déchetterie. Je n'oublierai jamais le visage de cet enfant ! Grâce à lui j'avais de l'eau et le moral regonflé à bloc avant d'attaquer a suite du portage !
J'ai alors tout donné pour rejoindre la deuxième porte horaire dans les temps. Je l'ai passé à 14h59 ! Ouf... elle fermait à 15h.

A partir de ce moment j'ai pu re manger normalement et je suis reparti le couteau entre les dents ! La fatigue s'installait doucement, les crampes commençaient à jouer avec moi, les changements de types d'efforts (passer de la marche au vélo ou inversement) étaient plus laborieux. Mais j'étais en transe !! Je ne pouvais pas lâcher maintenant.

La dernière porte horaire fermait à 16h15 et j'arrivais à 16h20... Ouf par chance elle avait été repoussée de 15 minutes.

A partir de là, la pression retomba brutalement, je savais que j'irai au bout. Je pris pour la première fois de la journée le temps de bien m'alimenter, bien boire, discuter avec les gens autour de moi. J'étais bien fatigué, il restait encore 18km mais je commençais à savourer.

La fin, je la fis avec une connaissance et un belge qui faisait là sa première randonnée en montagne ! Laughing Il était traumatisé Laughing Mais il était en passe d'y arriver, ce qui était fort tout de même.

J'ai franchi la ligne d'arrivée après 11h50 d'efforts, heureux d'en finir.

Je retiens que :
- l'expression "d'abord survivre" est lourde sens sur ce genre de course !
- La TransV peut te mettre à genou mentalement et très vite. Beaucoup lâchaient au pont de Cros s'imaginant que la suite serait identique à la première partie alors que non... J'ai tenté de raisonner un ami à cet endroit mais il avait abdiqué, totalement démoralisé.
- l'UCC donne dans l'amateurisme !! A ce niveau de prix c'est de l'arnaque mais bon, comme beaucoup je ne suis pas surpris.
- rouler avec une pédale cassée ça donne mal au genou. Au bout d'une heure j'ai tapé fort sur un caillou. Résultat : la pédale droite cassée et un peu tordue. Je ne pouvais clipser que sur une face et ça ne tenait pas bien. J'ai bien galéré avec ça toute la journée ! Aujourd'hui encore je boite toujours (douleur au genou droit).
- Aucune crevaison !
- Un seul OTB sans gravité !
- Dans le clan des parisiens on a finalement eu pas mal de finishers cette année Twisted Evil
- Comme je courais après le chrono et que je passais les portes horaires toujours "en juste à temps" je n'ai fait que 3 poses de 10 minute environ (aux 3 ravitos où je me suis arrêté).
- Sans moi l'année prochaine Twisted Evil Laughing

@ Dino : ZobLamayo n'a pas terminé.

@wwwfabien : mon analyse initiale était la bonne. Rien n'a changé pour les bons. Pour les autres s'était l'enfer. J'ai mis 4h pour m'extirper des bouchons. Du coup, le Yeto qui fait une belle course garde son quart d'heure d'avance sur moi. Car lui il a pu vite se mettre à rouler à son rythme alors que pour doubler je devais souvent me mettre en sur régime. Et tous ces changements de rythme ça use et ça ne te fait pas forcement gagner du temps. Enfin, ta roue m'a un peu porté bonheur ! Wink L'an passé je ne vais même pas jusqu'à la 2ième porte horaire.
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ZilB
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MessageSujet: Re: Compte rendu de la transvésubienne 2010   Mar 1 Juin 2010 - 19:33

Tiens mon chou :

Dimanche matin 4h40, à l’heure où tout le monde dort (ou rentre de soirée), je me lève pour participer à ma 2ème TransVésubienne !
Au programme, 86km de sentiers partant des Alpes du Sud et arrivant à la mer … un dénivelé positif de 3300 mètres et 4500 de négatif ! Sur le papier, le parcours est monstrueux, mais la réalité est toute autre … C’est bien pire !!!
Click Here!


Côté préparation, j’arrive à cette 2ème TransV mieux préparé que l’année dernière où j’avais eu une entorse au poignet qui s’était éternisée 6 mois. Mais bizarrement, je me sens moins bien physiquement (et mentalement) que l’année dernière. En effet, il y a 4 jours j’allais voir mon ostéo suite à des douleurs dans le dos, le cou et les épaules. Bilan : 2 vertèbres bloquées… Après manipulation ca va mieux, mais j’ai encore ce matin de grosses courbatures et contractures dans le dos, et plus précisément au niveau des lombaires. Ma motivation de dernière semaine en a pris sérieusement un coup, car je sais même pas si je vais pouvoir rouler dans ces conditions (je n’ai pas roulé de la semaine à cause de ca, et donc pas pu vérifier mes bricolages de dernières minutes sur le vélo …). D’autant que cette année, j’avais pour objectif de rentrer dans les 100 premiers (j’avais fait 113 l’année dernière). Objectif ambitieux, d’autant plus qu’il y a deux fois plus de participants cette année !

6h : mise en grille. La météo s’annonce bonne pour la journée malgré les orages d’hier soir qui ont surement détrempés le sol. Mais par prudence, je décide de prendre mon k-way d’hiver avec moi : le temps en montagne peut changer rapidement. Je me retrouve sur les devant de la grille puisque j’ai le dossard n°81. Juste devant moi, des noms connus comme François Bailly-Maitre, Thibault Vassal, Vincent Julliot et plusieurs autres. Cette année pas d’hélico (et tant mieux pour la planète !).

6h30 : départ ! Ca part vite dans la descente sur l’herbe mouillées. Je prend un bon départ et me retrouve vite dans les 30. Arrive la première côte de la journée qui nous fait passer de 1400 à 2200 mètres d’altitude ! Sympa comme « mise en jambes » … Je me cale à un bon rythme mais je me fais malgré tout dépassé. Pas habitué à me faire doubler en côte je continue à mon rythme, et peut être même un peu plus car je commence à avoir un goût de sang dans la bouche, signe que je force un peu trop … Mais en voyant les autres à côté de moi qui respirent comme des bœufs, je me dit que je suis plutôt pas mal !

Après environ 45 minutes de côte on arrive dans le premier single qui est très glissant. D’ailleurs le gars devant moi se prend une bonne pelle sur une racine humide. Il remonte de suite sur le vélo et visiblement il n’a rien. Ca continue comme ca puis remonte encore avec un portage que certains monteront sur le vélo. D’ailleurs je croise quelqu’un qui a crevé, en l’occurrence le dossard N°1, c’est-à-dire François Bailly Maitre.

Il me doublera deux minutes plus tard dans le portage. Lui est la pour la gagne, car l’année dernière, c’est 2ème qu’il finis de la TransV. Dans le portage ca monte plus vite que l’année dernière j’ai l’impression mais pour l’instant tout va bien.

On arrive sur une partie descendante sur piste (la seule du parcours), où je me sens bien pour appuyer sur les pédales mais ma chaîne saute sur les pignons ! Bizarre, car hier soir tout marchait bien … En fait, ca sautera toute la journée malgré plusieurs arrêts pour tenter de régler le dérailleur … Je me rendrais compte en fin de journée que ma cassette n’était pas serrer … Quelle boulette de ma part !!!! Je gueule dans les chemins car le soucis mécanique, c’est clairement ce que je redoutais le plus cette année ! J’essaye de régler le dérailleur sur le vélo, mais rien à faire ca saute quoi que je fasse. Je finis par laisser tomber. Arrive alors le premier ravito : je bois un verre de coca et descend ma selle car la première vrai descente du parcours est juste derrière. Elle qui nous fait plonger de 1700 à 1400 mètres d’alitude.

L’année dernière, j’avais été relativement à l’aise dans cette descente. Aujourd’hui c’est plus mitigé et je pose plusieurs fois pieds à terre et manque de me mettre au sol une fois. D’ailleurs c’est dans cette descente que Jé alias Draillou, membre de la famous Klairette Team, me rattrape . On échange quelques mot et il repart devant. Lui aussi à un problème de dérailleur arrière. A ce moment je me dis que je suis bien classé puisqu’il finis l’année dernière 58ème ! Finalement j’arrive en bas sans trop de problème et je suis pointé 62ème . Mais je sais que cette première partie de parcours est plutôt à mon avantage car les grosses descentes techniques ne sont pas encore passées.



Justement, on arrive au portage du Brec. Pas long mais intense car raide et technique, ce portage permet d’avoir une superbe vue sur les vallées environnantes ! On arrive alors a 1550 mètres d’altitude où on enchaîne 700 mètres de dénivelé négatif dans des chemins TRES TRES techniques !!!! Même à pied c’est difficile … Je vais passer une partie en marchant, sautant, courant de rochers. Pas facile avec le vélo à porter.


Arrive le 2ème ravito : ici je m’arrête et Draillou me rejoint 3 minutes plus tard. Je demande de l’eau pour faire le plein du camel : on me répond qu’il n’y en aura pas assez pour tout le monde, et qu’il ne met pas plus d’un litre !! Perso ca ne me dérange pas car justement j’ai bu qu’un litre depuis le début donc … Mais je pense à tout ceux derrière qui risque surement de manquer d’eau ! Abusé côté organisation quand on sait ce qu’on paye pour participer et les risques liées à la déshydratation, d’autant que le soleil commence à taper de plus en plus fort… Un gros point négatif côté organisation donc ! Je repars donc et ca enchaîne sur la descente de la Madone. La première partie est difficile techniquement et ca tabasse bien. La deuxième partie de la descente est plus accessible et je me fait vraiment plaisir ici. Je me permet même de doubler 2-3 bikers, chose impensable l’année dernière où je subissait le terrain. 1000 mètres de D- : un pur bonheur !

J’arrive au Pont du Cros, la première porte horaire à 11h, avec 2h30 d’avance donc. Je remet 60cl dans mon camel et boit un peu afin d’attaquer le plus gros portage de la journée, celui qui m’avait fait mal l’année dernière ! Je vois Draillou qui passe et ne s’arrête pas. Je pense à ce moment ne plus le revoir car en portage c’est un monstre !

Je repars donc trois minutes plus tard et c’est à partir de ce moment, que j’active le « mode finisher ». Je sais qu’à partir de ce moment, tout se joue dans la tête. Je suis pointé 71ème !!! Quoi ??! J’ai perdu que 9 places dans la descente de la Madone ! L’année dernière, j’en perdais près de 60 au même endroit … Yahhh gros coup de motivation pour attaquer le portage. Je me fixe alors un objectif : doubler dans le portage. Et c’est ce que je vais faire (bon ok 3-4 places tout au plus mais pour le moral c’est tout bon !). D’ailleurs je rattrape Draillou qui porte le vélo alors que je monte SUR le vélo. On s’encourage mutuellement et il me suivra de très près pendant un moment.

S’en suis une portion plus roulante où je suis à l’aise. Mais toujours ce problème de chaîne qui saute !!! Trop chiant ! Ca ne m’empêche pas de rattraper du monde. D’ailleurs au bout d’un moment j’entend un gros BOUM derrière moi. Sur le moment je ne réagis pas trop mais j’apprendrais plus tard que c’est Draillou qui s’est scratché dans une pierre : / Plus de peur que de mal pour lui … A partir de là je ne me rappelle plus exactement de la course. Mais je suis pointé 64 puis 58ème un peu plus tard ! Je remonte et je me sens bien !


Cependant, des crampes arrivent dans les mollets. Je m’arrête une minute pour m’étirer, mais ca me donne des crampes aux cuisses ! Bon je repars plus lentement en tournant bien les jambes et en buvant beaucoup même si la boisson énergétique commence à me saouler …

Au ravito 3 je m’arrête à peine cinq minutes et repars quand draillou arrive. Aller, plus que deux grosses côtes avant la fin et c’est finis. D’ailleurs, en regardant le chrono, je vois que je suis partis pour battre mon chrono de 9h35 l’année dernière. En plus de cela, je suis en meilleure forme au même moment, et ce malgré les crampes. Je cours dans les poussages, marche vite en portage et dès que c’est roulant, j’en profite pour rouler vite et rattraper 2-3 bikers.

Arrive la dernière côte sur le portage du mont chauve. Bien plus facile que l’an dernier puisque l’on ne monte pas tout en haut de la montagne, je me sens bien une fois arrivé en haut. J’enchaîne la descente à bonne allure. Descente très cassante car il s’agit d’un enchaînement de pierres tranchantes. J’apprendrais à la fin qu’il s’agit d’une descente qui est une spéciale d’enduro. Et effectivement, à deux reprises je me ferais peur en passant des marches que je n’avais pas vu ! OUF ! Derrière quelqu’un me suis : il s’agit du premier junior, 18 ans je crois. Il arrivera 3 minutes derrière moi, le laissant dans la portion roulante après la descente enduro.
Que de bonheur cette descente !!! Pfiouuuuu. Je vais deux fois plus vite que l’année dernière où j’avais joué la prudence. Je sens que la fin est proche, d’ailleurs on voit Nice en contrebas à quelques kilomètres. Mais ce n’est pas finis. En effet, il reste le passage dans la « jungle ». Cette année, la débroussailleuse est passée par la. Finis les bras et jambes écorchées et place à des portions plus roulantes avec un vrai toboggan pour y entrer.


Youhhouu, je suis annoncé 59ème. Je regarde mon chrono, et envisage même de finir sous la barre symbolique des 8 heures. Mais j’avais oublié que le passage dans le paillon était si long ! Mes crampes ressurgissent et je me bats avec un concurrent pour lui piquer sa place ! Finalement je lui passe devant à la fin du paillon. Je monte l’échelle qui nous sors de là et rejoins la route pour un finish annoncé comme … DIFFICILE !
Effectivement, encore 90 mètres de dénivelés positif à monter des marches dans la ville de Nice. Les crampes me tétanise, mais l’envie de doubler le gars devant moi est plus forte ! Un puis deux … Ils ont dus être étonnés quand ils ont vu mes mollets aux limites de la crampe leurs passés devant (mollets tétanisés qui bougent tout seul).
J’aurais pas la force d’aller chercher l’autre qui est 10 secondes devant moi. Un monsieur assis dans les escaliers m’annonce 47ème !

Mais normalement je suis 54ème, il a dû se tromper … J’arrive dans les arènes de Nice, le lieu d’arrivée. Un coup d’œil derrière : personne. C’est bon je peux me relâcher et finir en roue libre jusqu’à la ligne d’arrivée où je suis annoncé 54ème en 8h13!!! Je me pose mon vélo, on m’interview et réalise enfin ce que je viens de faire. J’explose mon temps de l’année dernière, non sans difficultés. Dix minutes plus tard, Draillou arrive avec ses bouchons de clairettes vissées sur le casque. Puis un peu plus tard, JPironman, Cyril & co …

Bilan personnel :
- Mes contractures dans le bas du dos ne m’ont pas trop gêné : j’ai adapté mon pilotage aux conditions, à savoir, pousser et porter le moins possible.
- Grosse boulette mécanique dans le serrage de ma cassette !! Le boulet !
- Globalement j’avais la forme, mais surtout, un bon mental tout du long : pas de « coup de moins bien » comme à mon habitude sur de longs raids.
- Cette année j’étais moins crispé en descente (merci au séjour dans le Diois) et du coup plus frais pour attaquer les portions de côtes. En portage, j’étais également mieux que l’année dernière, mais surtout j’ai pas mal couru à côté du vélo au lieu de marcher. En côte par contre, je pense avoir été moins rapide que l’année précédente, mais aussi surement plus économe…
- Apparition de crampes è Mauvaise gestion de course ? Je pense surtout à un manque d’hydratation en début de course car le parcours n’offre que très peu de répit pour boire et s’alimenter ! Ca tabasse de trop !
- Content d’avoir croisé et recroisé la route de Jé alias Draillou tout le long du parcours. Même but, même galère.
- Objectif plus qu’atteint ! Mon temps de l’année dernière a été explosé, et l’ambition d’être dans les 100 largement atteinte.
- J’avais oublié qu’il y avait autant de portage/poussage. Entre 1h40 et 2h pour moi.
- Arrêts aux ravitos très rapides, et pas de fringales comme l’année dernière. Je dois gagner pas mal de temps la dessus.
- J’ai perdu mon k-way sur le parcours :’( WANTED K-WAY
- Niveau organisation, rien à dire me concernant, à l’exception du manque d’eau aux ravitos ! Pas affecté par le départ en 3 vagues.
- Trois chutes dont deux « belles ». Mais pas de bobos.
- Une météo superbe : pas de pluie et pas trop chaud ! 27°C

En somme un super week-end entre potes qui se finit au Luc en Provence, déjà sur la route de Paris. Dur dur le retour à Paris … Forcément, j’ai écris ce compte-rendu dans le RER, ca contraste avec les paysages du Brec d’Utelle…
Truc de ouf !
L’année prochaine je ne sais pas si je serais encore de la partie puisque j’envisage un nouveau défis : le marathon du Mont Blanc (pas l’UTMB attention !). Va donc falloir que je mette à courir régulièrement ! Ceci dit, d’ici là j’ai encore le temps de changer d’avis !
ZilB
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philou93
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MessageSujet: Re: Compte rendu de la transvésubienne 2010   Mer 2 Juin 2010 - 8:18

Qu'est ce que j'ai à en dire de cette TransV 2010? :D

Et bien , une drôle de sensation.......................une fois passée la journée de reprise au collège: j'ai bien le virus de la TransV Twisted Evil

J'ai dû l'attraper en 2005. Depuis 2 ans que je commençais à faire quelques randos longues distances en IDF et ailleurs, que je goûtais à la caillasse varoise et, surtout, que je lisais et relisais les articles de mag sur la TransV, l'objectif est né: finir cette course!

2006: une première fois je me suis lançé et avec le recul, finalement, mon expérience pour ce genre de raid était mince.L'objectif atteint en 11h56, dans les derniers arrivants sur un parcous nettement édulcoré (je peux en attester maintenant ) par rapport au parcours mythique.
2008: je replonge avec les copains et suis fier d'avoir vaincu la pluie

2010: je suis sévèrement atteint: je disais dimanche et lundi que 3 çà suffisait, aujourd'hui , je suis déjà quasiment en manque drunken

les raisons?
un parcours énorme, trop pour cetains si l'on considère les portages et les descentes limites infaisables au moins sur certaines portions (là, Catoli va beaucoup rire en me lisant Twisted Evil ) mais moi, ce qui ma dérangé c'est la portion de route avant Aspremont: comme je ne voyais pas de balisage , je croyais m'être trompé Rolling Eyes

Enfin, bref, revenons au départ Exclamation

L'expérience 2008 m'avait montré que stratégiquement il valait mieux monter cette 1ere pente à bon rythme histoire de se placer pas trop mal (n'est ce pas Fabien) et ne pas être freiné dans les singles suivants.
C'est ce que j'ai fait, revenant sur Desmo en fin de montée et devant être vers la 50eme place de ma vague.Une bonne place puisque la suite se déroule à un rythme qui me convient car si on me double , je ne serrais vraiment ralenti que par un seul coureur.
Je passe le 44 dans la piste en faux plat descendant vers le 1er ravito, ce qui réveille mes concurrents que je double Cool
Desmo ne s'arr^te pas , moi si , 2 verres d'eau et un gel , la selle descendue et c'est parti pour la 1ere sérieuse descente où je mesure déjà une différence en terme de difficulté.
C'est plus difficile surtout qu'il y a du monde qui te ralenti ou ......qui te pousse donc difficile de prendre son rythme et je chute juste après avoir récupéré Desmo (les 92 seront d'ailleurs mes compagnons de route).
Sur les singles suivant en balcon ou en montant, le rythme est parfait, je profite juste d'un portage pour doubler 2/3 concurrents avant de me faire reprendre à mon tour par Hervé que je vais garder en point de mire jusqu'à la montée du Brec.

Je le vois au détour d'un chemin qui se dessine un peu plus loin et devine les premiers en file indienne qui le gravissent.
On y arrive assez rapidement même si par précaution j'ai adopté un rythme moyen (je m'attendais à un portage plus dur et plus long sur ce Brec, expérience quant tu nous manque Laughing ).
Je sens que çà talonne derrière moi, dis que je vais m'écarté: "je ne double pas mon chien!" me repond t on Razz
Tiens, c'est le coureur en tenue MB Race qui s'échauffait sur un home trainer ce matin........
Le Brec passe vite même si la vision d'un cuncurrent 10 m plus bas refroidie!
La descente ne me surprend pas: on m'avait tellement dit qu'elle était infaisable que je suis content d'en faire des bouts sur le vélo et de rattraer de nouveau Hervé tongue

Je surveille ma montre (chrono et heure), j'ai pas de cardio, j'ai en tête que si j'arrive à la Madonne avant 11h , c'est la garanti (sans gros pépins) d'être finisher!
Cà semble bien parti, le timing est bon et même si mes jambes me tiraillent dès que nous pouvons rouler , çà passe rapidement.
Hervé me préviens qu'il y a un portage pour accèder à la Madonne et il va le monter à bon rythme le bougre mais je le rattrape et nous débouchons ensemble au sommet.10h52
Catoli est là et mon apéro s'en va...... euh je veux dire que Wonbastly repart:
les amis de la 2eme vague qui le rattrape et le double, on le droit à un coup biere

Je repart avec Catoli, Hervé doit changer sa patte de dérailleur, je ne le reverrais que plus tard Surprised
Catoli me dit avoir reconnu cette descente hier et qu'il la ferra à pied, moi, je tente ma chance et vlan parterre geek
Je repartirais et retenterais ma chance pour finir par ne pas trop mal descendre et perdre de vue Catoli.
Comme nous roulons un bon moment sur la même ligne de niveau , la descente vers le pont de Cros m'a paru longue et la fin en contournant le Cros d'Utelle et ses nombreuses marches interminable :

Le pont de Cros: 12h25
2 petites bouteilles , une avalée et l'autre dans le camel et c'est parti pour le long portage..........

à suivre :study:
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philou93
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MessageSujet: Re: Compte rendu de la transvésubienne 2010   Mer 2 Juin 2010 - 16:56

la suite...........

Je savais la remontée vers la déchetterie longue mais je pensais que l'on pouvait y rouler, mais non, pour nous autres péquins à ce moment de la course , c'est portage et un peu poussage Embarassed

Trop fortement dosé, je ne peux pas vraiment m'hydrater à mon camel (oui! quel con! Rolling Eyes ), c'est trop écoeurant!
Juste avant la déchetterie , Catoli me ratrappe et nous retrouvons ensemble son suiveur (sauveur) avec de l'eau;
Ouf, un coup sur le tête , un coup dans le camel et on repart sans tardé Exclamation

La remontée n'est pas encore finie et le portage aussi avant la piste bien roulante mais exposée où le soleil nous chauffe.
Catoli est parti , je ne le retrouverais qu'à Aspremont.

Enfin la descente sur Levens et vers la 2eme barrière horaire: très agréable et plus abordable, comparable à ce que l'on a roulé à la Garoutade.
Saint Clair: mon avance de plus d'une heure au pont de Cros a fondu, il ne me reste plus que 35mn mais çà paraît largement suffisant cheers

Fabien, tu m'avais parlé du passage sous la route vers Levens, je ne l'avais pas oublié, bof, bof!!!

Aspremont est atteint après une nouvelle petite descente sympa et donc un bout de route Razz
Au ravito, je rejoins Catoli et retrouve son suiveur qui est accompagné de Laurent (Veloxygène) et Desmo No
Nous repartons après une pose photo avec une vedette du vtt (vous verrez bientôt Laughing Rolling Eyes ), tranquille maintenant, nous sommes dans les temps et donc finishers
Vite, parceque le Yeto arrive et je tiens à ma bière :D

Nous remontons vers le mont Chauve (portage et petit roulage) puis c'est la descente de Zongo Embarassed :
peu de pente mais des marches et surtout de pierres longues et orientées face à nous! un peu comme le début du Ferion mais en moins pire me dijes!
Erreur: après 2 gamelles et les conseils de prudence de Catoli, après avoir remis mon levier de frein en place correctement (la solidarité des coureurs sur cette course est bien réelle), je me résigne à ralentir le rythme et à me montrer plus prudent.
Pas encore assez, alors que nous rentrons dans Nice et que nous abordions la plongée pentue vers la jungle: nouvelle chute PQR
En voulant baisser ma selle, une seule main sur le cintre , je viens buter sur une grosse pierre et nouvel otb Crying or Very sad
Je dis à Catoli de filer et de m'oublier boulet
La jungle (bof!), le Paillon où j'ai le plaisir de voir se baquer un concurrent impoli mdr .
La montée vers les arênes: plus de jambes et c'est péniblement que je porte/pousse mon vélo , heureusement avant de pouvoir finir fièrement dessus en entrant dans le parc: 11h15 de course

je l'ai déjà dit: ce parcours est nettement au dessus de celui des années 2005/2008, y a pas photo Evil or Very Mad
A mon niveau de 2006, je ne passais pas , c'est quasi sûr Shocked
Mais depuis, j'ai élevé mes niveaux physique et technique, je gère mieux les raids

je pense réellement que nombreux sur nos forums peuvent arriver à finir une telle course par une progression sur plusieurs années (je pense là aux stages dans le Diois, au Salagou et ailleurs).
Les heures de vélo compte beaucoup mais si j'y retourne, j'accentuerais mon travail en trail ce qui demande moins de temps et est plus facile à faire pour nous autres "parigots"

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markitos
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MessageSujet: Re: Compte rendu de la transvésubienne 2010   Jeu 3 Juin 2010 - 13:41

une tite photo de Seb récupérée sur un autre forum

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Rone
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MessageSujet: Re: Compte rendu de la transvésubienne 2010   Jeu 3 Juin 2010 - 13:56

Allez j'attaque le mien

Réveil donc à 4h30. Comme Gahan, j'ai aussi très mal dormi. Je n'ai pas eu l'impression de pensé à la course mais inconsciemment je pense quand même que si.
En plus un rigolo nous a envoyé un petit texto à 2h00 du mat ... dans 99% des cas, je prends ça à la rigolade mais la nuit précédant cette course, ça m'a fait beaucoup moins rire Evil or Very Mad
Bref ... j'enfile mes fringues, je prends ma poche de camel et je descends au petit déj. Je suis le 1er et je prends un petit déj classique à base de café, pains/beurre, cake et céréales ... j'ai juste diminuer les doses par rapport à d'habitude histoire de ne pas avoir le bide pété dans la 1ère montée . Etant en bas, j'en profite pr remplir ma poche de camel dans la cuisine et je remonte à la chambre faire mon petit caca du matin et foutre de l'Isostar dans ma flotte.
5h40 environ je suis prêt donc je descends mes affaires dans la voiture, je remercie nos hôtes du gîte, et je réajuste la pression des pneus. J'ai un peu plus gonflé que d'habitude quitte à perdre en confort mais je préfère jouer la carte de la sécurité ... environ 2.4 à l'avant et 2.6 à l'arrière.
6h00 on monte sur nos biclous et direction La Colmiane. Il nous faut 10' environ pendant lesquels on discute tranquillement et ou on du répéter 20 fois : "aujourd'hui, je nique ... aujourd'hui, je nique" lol!
Arrivée en haut c'est l'effervescence ... plein de bagnoles, plein de VTTistes (heureusement ) et les performers qui sont déjà en train de se placés en grille pour le 1er départ à 6h30.
Je me pose à un endroit, je m'étire et je croise qq têtes connus à qui je souhaite bonne chance. Les 20' à attendre avant l'entrée en grille passe vite et pas de caca mou Je suis plus excité que tendu et voilà qu'on appelle ma vague de départ.
Je part me mettre en grille et Gahan suit juste derrière donc on se met à côté histoire de passer les 10 dernières minutes ensemble.
On se regarde et on se dit que ça y'est, maintenant va falloir tout donner, se dépouiller, gérer le bonhomme, le matos et vivre un super truc pdt environ 12h :pale:
On file notre polaire manche longues à notre assistance et même en t-shirt avec manchettes, nous n'avons pas froid !
6h45 le départ est donné cheers Placé en 3ème ligne, on est dans les 1er et tant mieux parce qu'une fois passé les 300m de descentes, on attaque la 1ère montée et en me retournant il y a un troupeau impressionant qui nous suit.
Je me cale sur un bon rythme histoire de basculer en haut dans les 1er afin de ne pas etre trop emmerdé par les bouchons dans les chemins de crête.
Je fais toute la montée avec une nana qui par la suite finira 2ème féminine ... respect car en plus elle était sur un cannon SR en alu avec fatty à l'avant 🤡
Une fois en haut j'entends : les 1ers sont passés y'a 30' donc ils m'ont mis 15' dans la montée et 317ème place. Je me dis que je suis peut etre monté un peu vite.
On attaque un chemin plus roulant à 1ère vue mais pas tant que ça au vue de la bouillasse qui s'est installé suite au déluge de la veille. Il faut vraiment faire gaffe car il y a plein de racines mouillés et on peut facilement se foutre au tas bêtement.
Ca continue de monter et on se retrouve sur les chemins de crêtes assez piegeux ... ça monte, ça descend, ça porte, y'a plein de cailloux avec parfois de la pente sur la droite bref impossible de prendre un rythme sur cette partie mais je l'ai beaucoup mieux passé que l'année dernière vu que j'ai basculé dans les 10 premiers de ma vague en haut de la 1ère côte. Je n'ai pas été gêné comme l'année dernière.
On attaque les 1ères descentes bien glissantes avec même parfois de la neige mais elles passent toutes sur le vélo et sans réel danger. Je regarde ma montre en me disant qu'il serait bien d'arriver à 8h30 au R1 ... j'y arrive à 8h40, je pisse un coup, je prens un verre de flotte, 1 bout de banane, je refout une pate de fruit sous mon cuissard et j'attaque la 1ère descente à 8h45.
Cette descente est vraiment la plus belle mais là pour le coup il y avait un peu de monde et ce ne fut pas évident de trouver un bon rythme ... j'ai même eu le droit à mon 1er OTB sans conséquence à cause d'un mec en travers devant moi. Quasiment tout est passé sur le vélo et ensuite on débouche sur un chemin en ss bois qui va déboucher sur le Brec d'Utelle.
Dès que ça roule et que ça monte je me sens toujours très bien pour l'instant et on arrive sur le portage que je passe tranquillement en file indienne sans chercher à doubler car le chemin n'est pas très large et la chute est interdite. On entame la descente que je redoute le plus mais le début passe pas trop mal ... certaines parties faites l'année dernière à pied sont prises sur le vélo cette année J'ai juste le droit pdt 10' à un mec devant moi qui n'arrête pas de chuter et de remonter sur le vélo (la journée va etre longue pr lui ...) et son pote juste derrière me dit : "faut lui gueuler un bon coup dessus car il ne comprend rien et va te bouchonner jusqu'en bas sinon" ... sympa les copains lol!
On se retrouve dans un petit groupe de 6/7 personnes et là bim 2ème chute de la journée ... toujours sans gravité mais je me dit qu'en 1h de temps, je suis tombé 2 fois et qu'il va falloir etre un peu plus vigilant que ça si je veux aller au bout Rolling Eyes
Pas longtemps après on tombe sur les 2 mecs qui ont chuté lourdement dans le ravin ... apparement sans trop de gravité mais ça fait froid dans le dos tout de même ! on croise par la suite les pompiers et samu qui remonte le chemin pour leur porter secours. Je termine correctement la descente du Brec en me disant que c'est quand même un sacré morceau qu'on vient de s'enquiller et que c'est une bonne chose de faite passé sans encombre.
On enchaine ensuite par du sous bois montant/descendant très sympathique ... je fais une pause pour retirer les manchettes et m'alimenter. Je repars et je me fixe comme objectif idéal 10h30 à la Madone (R2). Je double pas mal de mec et pour le coup je me dis que je dois pas etre si mal que ça !
Un mec que je suis dans raidars fais du droite/gauche à 2 à l'heure et dit : "oh putaing Gégé merde, tiens la trace bordel" Je déconne un peu avec lui car moi aussi je fais du droite/gauche Twisted Evil
On débouche sur la route et je rattrape la nana avec qui j'avais fais la 1ère montée. Là on est au pied de la Madone et il nous reste le portage à se coltiner. 2 solutions s'offre à nous :soit suivre le chemin qui zig zag, soit prendre droit dans la pente ... c'est plus rapide mais bcp plus raide et la nana prend son vélo sur le dos et tire droit dans le pentu ... bon bah Ronita, y'a plus qu'à ... allez hop vélo sur l'épaule et on tire droit dedans, purée ça tiraille dans les cuisses là pour le coup !!!! On arrive en haut, on remonte sur le vélo, je dis à la nana que je serais content de la suivre jusqu'à l'arrivée et il est pile poil 10h30 YESSS presque 1h de gagné par rapport à l'année dernière !
Je cherche les parents de Lolo mais ils se sont foutus à la fin. Je vais donc remplir mon camel et je tombe sur une charmante bénévole qui a du en prendre pour son grade toute la journée. Elle ne voulait pas que je me serve tout seul et m'a restreint à 1 bouteille en me disant qu'il y avait un point d'eau en bas ... je lui balance qu'à 45€ l'inscription, c'était quand même à eux de prévoir suffisament de flotte pour tous le monde.
Je repars et j'apercois juste avant le début de la descente notre assistance ... je fous un coup d'huile sur la chaine, je remets de l'Isostar dans le camel et je recharge le camel de qq barres à bouffer.
Le début de la descente de la Madone est la plus dure techniquement ... je marche pdt un bon 1/4 d'heure et pourtant personne ne me gêne mais techniquement c'est vraiment costaud. Y'a moyen d'en passer une partie sur le vélo mais pas en condition transv avec pour objectif d'etre finisher.
On débouche ensuite sur une prairie ou l'on a le temps d'amirer un peu le paysage et ensuite on repart en sous bois avec une montée d'1 km environ. Tout passe sur le vélo alors que l'année dernière, j'avais marché.
La descente reprend ses droits ... pas forcément très raide mais plein de cailloux, des marches et le chemin pas très large. Je fais plein d'erreurs de trajectoire et boum 3ème chute. Le bonhomme n'a rien mais le levier de frein gauche a pivoté sur le cintre grosse flippe sur le moment d'avoir pété le levier mais finalement rien. Je remets le tout en place et je reprends la descente. Je commence à retrouver mes sensations et la fin de la descente se passe bcp mieux. J'avais eu l'impression qu'elle était interminable l'année dernière et cette année, je suis arrivé moins tétanisé au pont du cros.
Il est 12h et le mac morning c'est fini ... merde pardon je m'égare lol! bref je suis plus que dans les temps, je recharge le camel en flotte, je bouffe 1 pompote + un grany et je remets un gel dans mon cuissard que je boufferais en début de montée.
Voilà donc le juge de paix ... la montée vers Levens. Si je ne faiblis pas dans l'heure et demi qui viens, je serais finisher sauf pépins techniques ou chutes. J'entame la montée derrière un groupe de 10 personnes et rapidemment je passee devant. Au bout de 5' je me retrouve tout seul et je monte à mon rythme ... pas forcément vite mais sans pause et ça paye. La montée se termine par un chemin qui passe sur le vélo, je me cale dans la roue d'un mec et on termine cette partie au courage mais sur le vélo, ça aussi c'est bon signe.
Arrive ensuite la fameuse route du dragon qui peut vite devenir un calvaire si on est cramé à ce moment là ... ça monte pendant 30' environ sur une piste large pas pentu mais en plein cagnare.
Je me cale là encore dans la roue d'un mec sur le 22/30, on mouline tranquille tous les 2 mais on double un max de mecs. Je passe le petit point d'eau sans m'y arrêter car j'ai largement de quoi tenir jusqu'à la PH2. On enquille sur un petit portage et ensuite un chemin ombragé fort sympathique. Le fait de rouler à l'ombre, la pêche revient et on bascule dans la descente qui nous emmènent au péloubier.
J'arrive à 13h40 donc je suis plus que large niveau horaire. A ce moment je sais que sauf pépins mécaniques, je serais à Nice et purée qu'est ce que c'est bon tongue Je recharge en flotte et Isostar et je m'alimente de nouveau. Je repars à 13h50 gonflé à bloc cheers Tellement à bloc que dès la 1ère montée, je rate une bifurcation et je m'embarque dans un portage de ouf pendant 10', j'arrive en haut "pas de panneau", je me retourne "personne" ... putain le boulet boulet Je redescends ce que je viens de monter comme une balle et en effet, j'ai zappé un panneau Je reprends donc le bon chemin, passe St Claire et l'endroit ou j'avais du bacher l'année dernière tongue et on reprend un piste montante, large et en plein soleil. Arrivé en haut de cette piste, se dresse devant nous un putain de mur bien long et là ça commence à être très dur. Dans ce portage, j'ai un gros coup de moins bien qui du reste sera mon seul de la course. Je discute avec un sudiste qui me sort : "t'imagines pour les non sudistes, ça doit etre dur" "euh bah moi je suis de la RP" lol! Je lui demande si ça monte encore longtemps comme ça et il me répond qu'après ça devient plus roulant et vive le roulant dans le sud bonjour enfoiré de sudiste bonjour bonjour Une fois arrivé en haut il me dit allez hop : "maintenant spéciale n°2 du rallye de levens" oh putain ça va envoyer du bois et en effet, dès le début un mec se fout en vrac devant moi. C'est de la terre rouge, ça glisse pas mal mais je passe quasiment tout sur le vélo et sans trop de frayeur. On débouche sur la route, je récupère tranquille, je regarde un truc sur le vélo et boum je tape le clignotant arrière d'une bagnole boulet boulet je me casse comme un gros con de parigot mdr ... nan je m'arrête, la nana était dedans : "désolé madame, je suis plus très lucide, tenez voici mon n° de port, appellez moi dès ce soir " mais elle ne m'a toujours pas rappellé !!!! j'ai pas du lui faire bcp d'effet avec ma gueule de zombie dino
Je demande à un type si la PH3 est encore loin : "non non 50m" et j'arrive donc à cette fameuse dernière barrière horaire à 15h15.
Je vois Alpamayo qui m'annonce qu'il a du bacher à cause d'une chute sur les cotes. J'engloutis 5 quartiers d'orange sanguine, 2 pompote, 1 gel et je repars à 15h25. On attaque la montée du chauve, assez raide mais pas très longue et de toute façon, j'en ai rien à branler d'avoir mal, je vais la finir cette putain de course à la con Twisted Evil
Ensuite vient la descente et le début est une vraie boucherie ... plein de petites caillasses plantés dans le sol comme des aiguilles ... je me demande encore comment je n'ai pas crevé dans cette portion En revanche, 4ème vautre toujours sans gravité mais le haubans droit du bike à bien morflé :pale: La suite de la descente se passe bien et je suis en mode gestion de la machine et du bonhomme : "pas de chute, pas de chute ... le principal est d'aller au bout".
On enchaine sur des chemins plus roulants et commence à rentrer dans Nice. On attaque la "jungle" (passage que j'ai adoré) et un SR sunn prim ti me rejoins et on fera un bout de chemin ensemble pour finir.
Le Paillon est une partie de plaisir, je suis comme un enfant, je profite du moment présent, on traverse 1 fois, 2 fois ... 10 fois les égouts de Nice ... euh pardon le Paillon et j'attaque le dernier km de montée sur le vélo. La fin passera en portage car ce sont des marches, je croise une nana qui me dit qu'il reste 100m et je lui réponds : "ah ok donc il reste 1km parce qu'avec vous les sudistes, on ne doit pas utiliser la même unité" lol!
Finalement il restait bien 100m à peine, ça devient plat, j'aperçois les arènes, c'est l'extase, indescriptible ... je franchis la ligne en 10h16 et 228ème position Cool
Il y a Zilb qui m'accueille et me félicite (il a fait le 8h20 et 54ème place le bilbon ... respect super ) et je vais voir les parents de Laumi pour savoir si mes 2 compères étaient passés dans les temps aux PH précédentes.
Gahan arrive 30' après moi environ et on est comme des gosses. On se félicite, refait 40 fois la course.
Laumi arrive 1h30 après environ et en marchant à côté de son vélo et il pointe du doigt son fameux stickers ... on le sent heureux comme un ado qui vient de se taper sa 1ère bran... tongue Bref je me souviendrai de cette image et du sourire de Gahan quand on s'est vu à l'arrivée. Perso je regrette vraiment ce moment car ça dure pas longtemps et avec le recul "qu'est ce que c'est bon" cheers
On refait le monde autour d'une bonne paëlla qu'on dévore vers 19h, on retourne à l'hotel, on se douche et on retourne au resto à 21h bouffer un putain de faux filet avec des friiiiiitttttes dino
On ne traine pas au resto car on est tous crevé et dodo car demain il faut de nouveau se lever à 5h30 pour prendre le train.
Bref ce WE restera longtemps comme un super souvenir. J'y retournerai à la Transv, c'est sur mais la première fois qu'on la termine qu'est ce que c'est bon !!!!!!!
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MessageSujet: Re: Compte rendu de la transvésubienne 2010   Jeu 3 Juin 2010 - 19:40

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taurus
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MessageSujet: Re: Compte rendu de la transvésubienne 2010   Jeu 3 Juin 2010 - 20:46


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MessageSujet: Re: Compte rendu de la transvésubienne 2010   Dim 6 Juin 2010 - 13:34

Salut les filles voila le mien. Certe il est un peu long mais c'est difficile de faire plus court, trop d'émotion à immortaliser.

Le jour le plus long.
Le samedi soir couché vers 22h30 après avoir fait un dernier check de mon sac et accroché mon dossard, le 551. Je me colle les boules quies pour être tranquille.

4h30, le réveil sonne, j’ai passé une bonne nuit, c’est cool. Je me lève et m’habille, je suis tenté de rester en short pour éviter les photos de moi en cuissard,
le ronita est à l’affût, tant pis j’assume.

5h00, me voilà au petit dej en tenue complète de warrior. Bien sur je me fais chambrer, ils sont zens, peut-être déjà en mode caca mou. Pour ma part, c’est plutôt calme
à ce niveau, c’est louche. On mange tranquille et je termine de me préparer avec passage au toilette mais rien. Je décide de prendre du pq car ça sent le caca-mou dans
un buisson juste avant le départ. Remplissage des camels, fermeture des sacs et inspection de la chambre. On descend nos sacs et on charge la voiture. Pour l’instant,
tout va bien. L’assistance part vers le départ. Le temps est presque idéal, couvert mais température clémente. Par contre le départ risque d’être un peu gras avec les
orages d’hier, ce n’est pas grave, il faudra aussi faire gaffe sur la descente en herbe des premiers mètres.

Vers 6h00 départ pour la mise en grille, on a environ 800 mètres à faire sur la route en montée pour l’échauffement. On monte à la cool en discutant. On arrive à la
Colmiane, il y a des voitures partout et surtout des vélos, c’est vraiment marrant de voir sur une même course aussi bien du gros enduro ou du xc light en passant
par toute la palette entre. On retrouve ma maman et mon beau-père ( je suis déjà dans ma course et j’oublis sa fête), On se pose un moment pour le rituel des photos,
des pipis et caca-mou si besoin. Pour l’instant rien. Nous sommes à un point de passage obligé donc on croise du monde « bonjour, ça va … », on discute même
matos avec l’éleveur de Maverick.

6h15, mise en grille des performeurs par ligne de 30, la pression monte. On se rapproche du sasse de départ, on croise les ride air avec la séance de bonjour,
chambrage et bonne humeur, comme d’hab depuis le début du week-end. Toctoc est en grande forme.

6h30, départ des performeurs et mise en grille des challengers. On quitte les ride air, direction le sasse. C’est la que nos chemins se quittent avec Ronita et
Gahan. Je ne vais plus les revoir.

Juste avant de renter en grille petit coup de stress, je sens du jeu mais ou. J’ai l’impression que cela vient du bras AR donc je sors les six pans,
vérification mais rien.

Je me dis que c’est une nouvelle forme de caca-mou. Je remballe tout, on appelle mon numéro. Au passage du sasse, je donne mon coupe-vent à
ma mère et direction ma ligne. Je suis au milieu de la vague. Ca discute, ça chambre, ça se concentre …

Je cherche à apercevoir mes 2 compères, mais rien.

6h40, la pression monte, mais je suis moins en panique que l’année dernière pour preuve même pas de caca-mou.

Le décompte commence 1’ puis 30 secondes puis 10 et 10,9,8,.. TOP.

6h45, les challengers sont lâchés à l’assaut du mythe.

Le jour le plus long vient de commencer.

C’est parti.

La descente sur l’herbe se passe tranquille au milieu du paquet, je trouve que ça frotte moins que l’année dernière.
En bas, virage à droite direction le col de la Colmiane, on commence tranquille pour aller crescendo avec quelques coups de cul( je vais les
faire à pied sauf celui avant le col) repartis sur la montée. Il y a des portions bien grasses, mon crossmarck n’aime pas donc je m’écarte de
la trace pour rester dans l’herbe. Je me cale entre 170/175 de fc et monte à mon train, je me fais pas mal doubler sur la première moitié ensuite
la tendance s’inverse pour finir par le dépassement d’un bon paquet de personnes qui sont restés patauger dans la boue. Je suis content de
ma montée car je suis bien, pas dans le rouge et les jambes tournent bien. Quand je me retourne, il y a encore beaucoup de gens dans la pente. cool

On bascule une partie en faux plat descendant, toujours gras avec racine humide, c’est le premier bouchon de la journée. J’attends mon tour et reste
tranquille sans m’énerver, c’est pas le cas de tout le monde. On débouche alors sur une de 4X4 en faux plat montant, je décide d ‘accélérer pour voir
si les jambes répondent, la surprise, je pars comme une balle, reprend encore du monde.

Arrive le premier portage qui va nous mener sur la crête, j’en passe la moitié sur le vélo et double encore, je regarde le cardio, il faut que je me calme. Donc portage.

C’est parti pour un bon moment avec le vélo sur le dos, mon cousin sur la bretelle fonctionne à merveille, je ne sens presque pas le vélo. Je suis en plus dans un
groupe sympa, on discute pas mal et surtout on se marre.

Il y a plusieurs zones courtes peuvent passer en vélo mais je décide de rester en mode portage pour ne pas passer mon temps à monter en descendre,
c’est une débauche d’énergie qui peut coûter cher plus tard. Je pense au conseil de Levens sur la gestion de l’effort.

Je bascule sur la première descente avec la boue, des névés, quelques cailloux ou racine et parfois de la pente. Ca bouchonne un peu mais 2 épingles
permettent de doubler et les gaziers se poussent quand c’est possible. Je remonte encore un peu.
Survient le seul petit pépin mécanique de la journée, le chariot de selle n’est pas assez serré, elle bascule par l’arrière. Je m’arrête pour la remettre,
Du coup les 20 mecs que je viens de passer me double. On est alors sur un faux plat montant qui mène au R1 au col d’andrion. J’arrive à 8h50, boit
3 verres à la volée et mange plusieurs bouts de bananes.
Je repars à 9h00 piles pour la première vraie descente du parcours qui nous emmènera vers le brec d’utelle.
Des les premiers mètres, il y a plein de mecs partout en difficulté, je décide d’ouvrir les gaz pour faire sauter le bouchon, dans cette zone du
parcours les dépassements possibles dans les virages et sur des zones à trace multiples. Alors gaz.
Je me fais passer dans un virage par un mec avec un spicy, on va se tirer la bourre toute la descente et on arrive en bas avec la banane jusqu’au
oreilles.
On attaque alors un single vallonné relativement souple et légèrement ombragé qui va déboucher sur la montée du brec, premier morceau de bravoure
de journée. Il y a un truc dingue dans cette partie, c’est le faite de ne voir le brec qu’au dernier moment, c’est un peu irréel. Plusieurs fois, j’ai entendu
« on arrive sur le brec, mais il est ou ? ».
La montée sur le brec passe nickel pour moi, tout va bien. Je profite des arrêts liés à la fréquentation du sentier pour admirer le paysage, c’est toujours
aussi beau. J’arrive en haut et direction le deuxième morceau de bravoure de la journée.
La descente du brec. Elle commence bien, ça passe sur le vélo avec un peu de vitesse, mais surtout il y a personnes devant moi, je peux rouler à ma main.
Je double toc-toc qui fait une pose ravitaillement, ce n’est peut-être pas le meilleur endroit. Arrive une première partie très engagée qui est passé l’année
dernière avec le spicy, mais là je me dégonfle. Premier passage à pied. Repart sur le vélo pour arriver sur une zone de chicanes sur sol instable. Je descends
carrément du vélo ( toujours dans l’optique de la gestion de l’effort) pour faire toute cette partie à pied, il y a trop de gens en perdition à moitié sur le vélo,
à moitié à pied. Je remonte sur le vélo sur la fin, j’ai plus porté que prévu mais ce n’est pas grave.

Direction la Madone, on commence la liaison par un chemin très vallonné avec 2, 3 coups de cul à l’abri du soleil, le terrain est souple, pour finir par un
portage relativement court qui débouche sur une zone aride, ça y est, on aperçoit la Madone.
Descente rapide pour remonter sur la route qui mène à la Madone. Mais on ne va pas monter par la route. On prend le chemin tout droit dans
la pente et ça grimpe. Cette partie est sympa car il y a du monde qui nous encourage. J’en finis avec le portage, qui encore une fois est bien passé,
pour l’instant je n’ai pas encore poussé le vélo.

Je remonte sur le vélo et prends la route vers le plateau, les jambes tournent bien, je suis vraiment surpris par mon état de fraîcheur relative ici.

J’avance sur le plateau et toujours d’assistance, Oups, mais là, miracle, la 307.

Il est 10h55, pile à l’heure. Je remplis les camels, mange un peu de jambon mais ça passe pas terrible, bois pas mal de st yorre, maintenant j’avale
2 baby bels. Je prends des nouvelles des mobylettes, ils sont passés il y a longtemps. Il est alors temps de repartir, il est 11h05.
A partir de là, on attaque la descente sur pont de Cros et la première porte horaire.
Enfin descente, il faut le dire vite, il y a plein de montée, coup de cul plus ou moins long. Histoire de nous rappeler que ce n’est jamais gagner.
Première descente à la sortie de la Madone, courte mais très engager de part la nature du terrain et la pente. Dans cette partie, je promène mon
vélo, impossible de passer sur le vélo, il y a trop de monde à pied, je joue encore la carte de la gestion, tout à pied sera moins éprouvant mais
surtout plus rapide, j’en double pas mal qui passe presque en rappel. C’est dommage cette partie est un de mes meilleurs souvenirs de l’année
dernière, tout en glisse avec le spicy.
Je commence à entendre les réflexions « il y a trop de cailloux, c’est dur, il y a trop de pente, je porte partout ».
Remonté sur le plateau, on enchaîne sur la descente vers Utelle et ces terres grises. C’est dans cette portion que je passe sur l’accident avec
le coureur qui a chuté dans le ravin. Ca jette un froid.
On fera encore 2 fois le yoyo avant de plonger vers le pont du Cros et son final d’anthologie dans des marches de tous types après 1000 m de D-.
Cette partie a été relativement dure, car il y avait pas mal de bouchon et il était difficile de garder un bon rythme pour passer propre, j’ai même eu
deux crampes sur un arrêt limite pour éviter un mec par terre. J’ai mis 20 minutes de plus que l’année dernière mais j’arrive sans les bras tétanisés.
Il est 12h 25, la porte est passée, je cherche l’eau mais plus d ‘eau. Bon, je reste calme, il me reste presque 3 litres avec mes 2 camel, donc bamos.

A partir de ce moment, je commence mon chemin de croix, d’un coup le ventre retourné, je n’arrive plus à manger, je bois l’hidrixir limite. J’ai chaud,
j’ai froid. Je suis au top pour attaque le juge de paix de la course pour moi, et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seul, je me retrouve avec
2 poignards dans le dos et ne peux plus porter le vélo. Je suis obligé de m’arrêter plusieurs fois pour manger, mais rien ne passe mais je me force.
Les 2 heures qui suivent sont sûrement les pires de mes souvenirs de VTT.
Je passe par tous les sentiments possibles la frustration, la colère, le dégoût, je maudis cette piste du dragon et son soleil de plomb. Je me fais
reprendre par un nombre incroyable de concurrents. J’ai la haine, je serre les dents et continus à avancer.
Je commence à faire avec la douleur et l’envi de vomir, j’avance un peu mieux. Là aussi l’expérience de l’année dernière à payer, plein de mecs
sont partis comme des fusées à l’entrée de la piste des dragons mais craque les un après les autres, j’en redouble un certain nombre avant le
réservoir et au moins une dixième au réservoir.
Je me finis par le petit portage qui nous fait sortir de la piste. Il enterre tous mes espoirs de sticker. Là je décide d’essayer passer la
deuxième porte et basta.
Pour moi, je suis limite sur la porte donc je lance mes dernières forces dans la descente et ces 2 ou 3 petits coups de cul. Je me fais
même plaisir.
J’arrive à la porte à 14h45, c’est bon. L’assistance est là, j’annonce la nouvelle à ma mère qui me dit
« non, va à l’autre »
« Je ne passerai pas l’autre »
« et bien tu arrêteras la-bas »
Je pense alors à ma femme qui a fais aussi des sacrifices depuis plusieurs mois.
Un gars me sort de mes pensées.
« en rampant, il faut 1h15 maxi pour aller à Aspremont »
« Bon, allez pas de regret comme ça »
Je refais le plein et je repars, limite le couteau entre les dents. Il est 15h00
Le parcours entre st claire et le col qui mène vers Aspremont commence par une montée sur piste qui passe en vélo, surprise, je commence
à remonter quelques personnes plus mal que moi. L’enchaînement de portage derrière sera aussi très dur mais on est tous passé à l’essoreuse
donc je ne me fais plus doubler, c’est bien pour le moral. Le terrain est souple, attention selon les critères de George, donc il y a pas mal de
cailloux, un groupe se forme dans le dernier portage, on discute pour se donner du courage. un gars dit
« Si c’est à gauche en haut, c’est bon. Par contre si c’est à droite c’est mort »
En haut, c’est à gauche, j’ai envies de lui faire un bisou, il est 16h00 et je m’engage dans la descente, là, il n’y a plus de calcul, plus de mal
au dos, plus de peur de crever. C’est gaz à fond en passant la limite du raisonnable au niveau de l’engagement. Je débouche sur la route
avec 10 minutes sur la porte, je passe en mode contre la monte, suspensions bloquées, 32 x 11 et à bloc, j’arrive à la porte à 16h10.
Je suis finisher même si doit rejoindre les arènes de Cinia à 4 pattes.
Au ravitaillement, je mange, je bois, je m’étire. Il est 16h30 quand je quitte le R4.
A partir de ce moment, je suis en mode préservation plus aucun risque en descente.
La descente du chauve à 2 à l’heure et le toboggan à l’entrée de la jungle à pied.
Tous les portages vont être un calvaire. Je ne vous parle pas de la montée vers les arènes, heureusement qu’il y avait une rampe.
Les parties sur le vélo sont plutôt bien passées même le paillon.
18h30, je passe la ligne et on pose sur ma plaque le petit autocollant qui me confirme que j’ai vaincu le mythe.
Je retrouve alors toute la bande des ride air et 95’s boys en discussion avec Levens.
Ronita, Gahan et moi, on est tous finisher. C’est top.
On traîne un moment dans les arènes, on refait le monde, partage notre expérience. Je pense qu’on est juste heureux comme
des gosses d’avoir réussi ce truc de malade.
Direction l’hôtel à travers Nice, on trouve encore l’énergie de faire les cons sur nos vélos.
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Gahan
Action Man
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MessageSujet: Re: Compte rendu de la transvésubienne 2010   Dim 6 Juin 2010 - 16:53

On est en octobre 2009 ou septembre je ne sais plus trop, c'est la rando de Cormeilles 70 ou 80 kil je ne sais plus non plus on est moi, martial( luciole), ronita, toctoc, Le zen et Laumi ( ces 2 derniers que je rencontre pour la premiere fois en réel !!!, le dernier à encore son vélo qui pique les yeux) et déja je crois ça commençait à parlé TV au départ ( je n'écoutais que d'une oreille), on fait la rando ( je créve une fois, normal) et le groupeto explose à cause des pépins des uns et des envies de roulage des autres.....bref on termine comme des furieux moi et ronita et à l'arrivée ça discute TV et là j'écoute des 2 oreilles et l'idée de la faire à commencé à germer à ce moment là.....

Les semaines passent....

Le dilemme: En 2010 il y a la Valslopette...................une semaine avant la TV et j'en cause à Ronita qui lui a un gout d'inachevé dans la bouche . Je lui dit on fait la Vals en 2010 et la TV en 2011 ( ce qui m'arrangeait au niveau de la vie de famille et prof) et lui insolent me dit " ba, on a qu'a faire les 2 "....


Bon, comment annoncé ça à Mme, comment trouver du temps pour s'entrainer et le boulot, comment faire ????, bref je cherche des excuses...

J'ammorce le terrain avec Madame, à savoir qu'en novembre on a vendu notre maison et on a emménagé dans la nouvelle 1/2 décembre apres être resté en transit 15 jours chez la belle maman.c'est à ce moment là juste apres le demménagement que j'ai pris la décision avec l'accord de Mme de me prendre 10 jours de vacances pour intercaller les 2 WE (VALS et TV soit du vendredi au luni).

J'avais commencé fin aout à perdre du poids ( lentement) suite à mes 3 grossesses
. J'avais donc fin décembre perdu un peu de poids. J'ai repris la CAP Trail et c'est
seulement aprés 4 sorties d'1 heure, 1h30 que je suis allé faire l'ICE TRAIL avec ronita et c'est à partir de la que j'ai mis le pied à l'étrier soit en Janvier....
4h30, le reveil de ronita sonne, c'est marrant on était déja réveillé !!, nuit hachée décousue, je me retourne plusieurs fois dans mon lit, j'essaye de penser à autre chose qu'à cette P..... de course mais rien y fait elle revient à la charge dans ma tête. C'est étonnant, les fois ou je suis comme ça c'est quand je me lance dans des gros bricolages , la nuit me sert alors à résoudre les problémes mais là le probléme ne trouve aucune solution si ce n'est le lendemain matin...

(Un petit malin nous a quand même envoyé un texto bidon à 2h00 du mat...on en avait pas besoin je pense...)

Bon , on se leve et on dèscend déjeuner. C'est dommage de ne pas pouvoir se lacher comme la veille sur le p'tit dej du gite . Là, l'ambiance est calme, endormie presque personne ne parle et moi qui suis obligé d'engloutir une partie de mon gteau'sport bio, en faite j'ai les boules car je casserai bien la gueules au différents cakes de la patronne tout comme à son pain frais et ses confitures....

Allé, on remonte, on déscend les bagages à nos supers accompagnateurs et on enfourche nos vélos direction la Colmiane, il doit être 6h00....

Tout comme l'a dit laumi, la colmiane fourmille de voitures et de vélos en tous genres, je suis calme serein, prêt à vivre quelque chose d'unique, j'ai hate !!!!

On retrouve les ride air, on papotte et les mises en grille arrivent, on se motive et chacun se sépare à l'annonce de son numéro, je reste avec Ronita 466 et moi 480, il décide de rester à gauche de la vague pour mieux se placer dans la 1ere chicane quand le départ sera donné. On file notre petite polaire sans manche aux parents de laulau et on attend, on est en cuissard court, t-shirt technique MC et manchette TV et on est bien, il fait 9,5°, il est 6h45 et le départ est donné ( on est en 3eme ligne de notre vague), c'est parti on envoie les watts dans la première déscente de cette piste de ski...je suis bien, pas impressionné, je roule, je suis ronita de loins....ensuite la piste remonte et là un mec pete sa chaine ( la loooose), le rythme ralenti et je me rapproche de ronita, on doit être dans les 20 premiers, un petit poussage sur le premier coup de cul, on reprend quelques places ça monte toujours t là je dis à Ronita " regarde derriere nous " et là on obseve du contre bas jusqu'a notre hauteur une marée de vététistes !!!, ronita me distance et je bascule juste apres lui au col de la colmiane, je dois être dans les 15 à basculer, je suis content de moi, mais je freine le bonhomme surtout qu'on arrive dans du gras, avec des racines tout ce que j'aime , mes pneus chassent et bourrent....je dois mettre pied à terre plusieurs fois pour ne pas me boiter. On poursuit vers le col des 2 caires, toujours assez " humide " et je commence à pousser voir porter le vélo par endroit et je me fait doubler. Plus loins , on longe des crêtes, on rentre en sous bois avec la surprise de rouler sur la neige , quelques déscentes pour se chauffer et on plonge rapidement sur le col d'Andrion pour le R1, il est 8h47 je crois, je reste sur mon vélo bois un verre d'eau et un de coca et je file immédiatement vers la premiere vrai déscente ou je nique pas mal de mecs, car je suis bien, les sensations sont là.....ensuite direction le Brec qui ne se laisse pas entrevoir facilement, on tombe dessus au dernier moment en sortie de bois tel un éperon Rocheux à gravir vélo sur le dos !!!, je l'attaque tranquille avec le vélo sur mon épaule D et je mange une barre de la main gauche en regardant le paysage, on bascule rapidement en haut ( la montée est en fait rapide et moins impressionnante de ce que j'avais pu lire et entendre), et là on va déscendre sévere, mais là encore je ne suis pas si imprésionné que ça, ça reste dans mes cordes même si à cause du monde je suis obligé de déscendre du vélo. Il y a du monde DV et DR donc difficle de piloter serein, il y a quelques passages assez chauds tout de même, mais même à pied j'ai la banane !!!, la déscente se termine, on rentre dans un sous bois par un petit single plat ou je me mets une mine comme un con !!!, je tente connement un petit bunny-up de 3 cm pour sauter une petite pierre de 2cm et je me fracasse en contre bas du single la jambe gauche tape violemment un rocher en contre bas. , je suis sonné, je me releve, prends le vélo et m'assieds en pressant fortement ma jambe qui gonffle à vue d'oeil ( j'ai cru un court instant à une fracture), je reste là au moins 10 mn......je reparts et décide de ne plus déconner et d'être encore plus vigilant !!!

Je poursuis reconnais un endroit que ronita m'avait détaillé, le sentier en balcon ou si tu quittes le chemin tu prends 100 m de D- d'un coup.

Les chemins sont de plus en plus beaux, mais toujours aussi techniques et éxigents, pas le droit à l'erreur, sinon c'est sanction immédiate ( du début à la fin de la TV). Un mec en a payé les frais, il est 15 m plus bas on ne le voit pas, mais il va bien, des gars essayent difficilement de remonter son vélo !!!, encore plus loins là c'est un mec au tas en contrebas avec les secours autour de lui ( bilan fracture de vertebres et de cotes), ça jete un froid, mais on continu, j'arrive à Utelle ou je suis obligé de passé le fameux passage à pied à cause du monde ( fait chier car c'est impressionnant mais pas trop dur)...je copine avec un local qui me dit qu'on va arriver sur la Madonne, je suis content car pour le moment tout va bien ( à part ma jambe surtout sur les portages), on prend une piste avec 2 bons coup de cul puis on arrive sur la route de la madonne et nous on prend le portage direct en face et j'y arrive à 10h45 ,je m'alimente au ravito, je remet un peu d'eau je m'assieds pour enlever quelques cailloux dans mes chaussures et je reparts étonné de ne pas avoir vu nos accompagnateurs....mais si, ils sont plus loins juste avant de basculer dans la déscente de la madonne, je suis content de les voir, je rehuile ma chaine et je reparts à pieds car le début de la déscente de la Madonne est vraiment couillu....s'en suit une déscente crasseuse en dévers sur des dalles délitées avec des cailloux dans tous le sens, je suis à pied comme beaucoup et j'ai mal à ma jambe, je sers les dents et j'avance.
On arrive dans un sous bois avec une cote d'1 kil ( sur le vélo) qui arrive à un endroit superbe le col d'Ambéliarte, c'est vaste, herbeux, quelques cailloux, on est ailleurs, je m'arrete et décide de nettoyer mes lunettes car je sais ce qu'il y a apres...1000 de D- jusqu'a Pont de cros !!!!, déscente interminable surtout sur la fin ou il y a des marches de toutes les tailles !!! je me fait chahuté, trimbalé, mais je résiste et reste sur ma monture....enfin la route et la PH n°1, il est 12h15, je fais le plein en eau et je m'attaque au portage le plus long de la journée 1h00 et des bananes....mais je suis bien, je reprends des mecs, certains sont assis par terre cuit !!!, ensuite la piste du Dragon que je fais sur le vélo mais en 22/34 alors que frais on est sur le 32...arrive la citerne, le portage et la déscente sur Saint claire ça tabasse, ça relance et là bing je pete ma chaine, je suis obligé de sortir le dérive chaine, pour pouvoir utiliser un maillon rapide ( merci SRAM), je dois mettre moins de 4 mn à réparer. et 10 mn plus tard j' arrive à la PH n°2, il est 14h20 je suis encore dans " mes " temps, je refais le plein en eau et décide d'emmener avec moi mon huile de chaine. je file vers la PH n°3 avec encore des passages de folie comme les terres grises , mais après ça remonte encore et encore, on file vers le col d'Apremont qui n'en fini pas, au bout d'une piste, un mur de pierre se dresse devant nous....il faut aller par là !!! !vivement la bascule !!! arrivé en haut effectivement on bascule vers la gauche dans une descente de dingue dans la végétation, la terre est rouge par endroit, il y a toujours autant de cailloux et c'est manoeuvrier, on atteind la route et là les mecs nous disent que la PH est à 5 mn, je mets le 32/11 et j'enroule je suis bien et déjà heureux je vais la niquer cette TV, j'arrive à la PH n°3 à 15h35.

Je la quitte à 15h55, après qu'une infirmiere se soit occupée de ma jambe. On attaque par un portage qui nous mène sur les contreforts du mont Chauve, je suis un peu fatigué mais rien de bien méchant car je sais que je vais au bout, je freine mes hardeurs, je temporise je gere et ne prend pas de risques et j'attaque la nouvelle partie de la TV avec la déscente de Gandzou je crois qui est une spéciale d'enduro !!, je me fais plaisir et parfois pose le pied pour épargner le bonhomme et le Cove, je chute 2 fois sans gravité. On arrive sur la route, on déscend dans la " jungle " passage sympa mais comme par chez nous, donc un peu fade. Apres le Paillon( riviere niçoise ) nous attend, on déscend dans son lit et on fait mumuse dedans en le traversant à maintes reprises, on sort, et là c'est l'escalade jusqu'aux arenes de Cimiez par des marches ( et heureusement en haut il y a des rampes), le vélo sur le dos ( à savoir que trés rapidement j'ai préferé porter le vélo sur mon dos plutôt que sur mon épaule ). En haut des marches c'est le bonheur, c'est plat et on entre dans les Arenes, un léger sprint et je passe la ligne n 10h50 en SR et c'est ma 1ere édition, je suis heureux, je vois les parents de laulau et je cherche Ronita pour laisser éclater ma joie,il arrive vers moi et on se dit " ON LA NIQUE LA TV "

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philou93
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MessageSujet: Re: Compte rendu de la transvésubienne 2010   Mer 9 Juin 2010 - 17:14

A raid exceptionnel, CR exceptionnel ou doublé, voilà le roman photos Twisted Evil :



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le TEAM au départ, la tension est palpable...................



"Je veux que çà démarre, lâchez nous....."



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nous arrivons à la Madonne d'Utelle, Desmo juste devant moi!



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Catoli était passé avant nous, je repartirais du ravito avec lui, Desmo changeant sa patte de dérailleur.



A la dernière barrière à Aspremont, le sticker est en vu et nous avons le temps d'une pause photo avec Franck PAROLIN



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En pleine action!!



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Objectif 2010 atteint

cheers



Zilb dit être prêt à repartir, Catoli hésite et préfère s'attaquer à la paela :D




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Que peut bien faire Seb? Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Compte rendu de la transvésubienne 2010   

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Compte rendu de la transvésubienne 2010
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